L'histoire de la Nouvelle Calédonie
sommaire 

Généralités

Capitale: Nouméa 

Le Grand Nouméa est composé des communes de Nouméa ville - Mont Dore - Dumbéa et Païta (Le gîte du tour du Monde se situe à la limite des communes de Païta  et Dumbéa) 


PIB : 15 000€ par habitant 


Point culminant: 1682 : le mont Panié dans le Nord 


Superficie: 19 060km2, soit 28 fois plus petit que la France métropolitaine 

Le statut particulier : Pays et tarriroire d'Outre-mer ayant une législation propre et différente de la métropole 

Trois provinces administratives : Province sud - Province Nord et Province des îles. 

Dotée de 33 communes 

Nombre d'habitants : 269 000 habitants et 14habitants  au km2! 

Langues : locales Français (officielle) plus 28 langues vernaculaires kanakes et de nombreuses langues parlées par les minorités ethniques (wallisien, futunien, indonesien, javanais, tahitien, vietnamien)

Pour avoir une information plus détaillée et pointue sur la NC


Les dates décisives permettant de comprendre l'évolution de la Nouvelle Calédonie

Premier peuplement : 3000 an avant Jésus-Christ 

Les plus anciennes traces de peuplement de la Nouvelle-Calédonie retrouvées à ce jour remonteraient à la fin du IIe millénaire av. J.-C., soit il y a environ 3 200 à 3 300 ans. Il s'agirait de populations de langues austronésiennes dont l'autre caractéristique était de maîtriser l'art de la céramique. En 1917, le géologue Maurice Piroutet découvre des fragments de poteries dans une localité de la côte ouest du Nord de la Grande Terre (sur la plage de Foué près de Koné) appelée Lapita. Ce nom est par la suite retenu par les archéologues pour désigner l'ensemble de ces poteries et le complexe culturel qui y est associé non seulement pour la Nouvelle-Calédonie mais également l'ensemble du Pacifique. En effet durant tout le XXe siècle divers chantiers de fouilles devaient mettre au jour d'autres exemplaires de ces poteries. Pour la Nouvelle-Calédonie, la première grande campagne de fouilles est celle menée en 1952 par E. W. Gifford et D. Shutler. Depuis cette date et jusqu'à nos jours les archéologues se succèdent sur le terrain, faisant d'autant progresser la connaissance du passé pré européen de la Nouvelle-Calédonie. 


Quelques dates décisient ou marquantes 
-La découverte de la NC par les Européens : 4 septembre 1774 
Le 4 septembre 1774, l'aspirant Colnett, membre de l'équipage du HMS Resolution commandé par le navigateur britannique James Cook, lors de la seconde expédition de ce dernier, est le premier à apercevoir la Grande Terre. Cook la baptise « New Caledonia », pour donner à sa découverte le nom d'une région de Grande-Bretagne (Calédonie est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse), tout comme il l'avait fait auparavant pour l'archipel des New Hebrides (Nouvelles-Hébrides, actuellement Vanuatu) et New South Wales (Nouvelle-Galles du Sud) en Australie. Le 5 septembre ont lieu les premiers contacts entre des Européens (Cook et son équipage) et les Kanaks à Balade, sur la côte nord-est de la Grande Terre, principalement avec le chef Téobooma, ou Téâ Buumêê. James Cook longe ensuite la côte Est et découvre le 23 septembre l'Île des Pins.
-Prise de possession par la France :1853
La Nouvelle-Calédonie est proclamée colonie française à Balade le 24 septembre 1853 par le contre-amiral Febvrier Despointes ; le 29 septembre, il négocie l'annexion de l'île des Pins avec le grand chef Vendégou. La Nouvelle-Calédonie devient le troisième élément des Établissements français du Pacifique qui comprennent le royaume de Tahiti (dynastie des Pomaré), protectorat français depuis 1842, et les îles Marquises, colonie depuis 1842 ; la Nouvelle-Calédonie se trouve sous la responsabilité du Commissaire impérial, responsable du protectorat sur Tahiti.
-1864 à 1897 : envoi de 22 000 condamnés au  bagne 
-Abolition de l'indigénat ! : 1945 
-Arrivée des américains ; la NC est le première base américaine durant la geurre du Pacific ; avec l'arrivée des américains c'est l'ère de la modernité qui s'ouvre 
-droit de vote des kanak : 1957
-Création du FLNKS par Jean Marie Tjibaou : 1984 

-Fin de la colonisation pénale et développement de la politique  de colonisation libre 
En 1895, le nouveau gouverneur, Paul Feillet, met fin à la colonisation pénale (il parle de « fermer le robinet d'eau sale »18) et, par d'importantes campagnes en métropole, il fait venir la première vague de colonisation libre organisée d'importance : les « colons Feillet » venus avec l'espoir de cultiver le café. Là encore c'est un semi-échec en raison des difficiles conditions de vie (les familles, une fois arrivées, étant généralement totalement livrées à elles-mêmes) et de l'éloignement de toute civilisation (l'approvisionnement se faisant occasionnellement par un bateau, le « tour de côte », longeant le littoral calédonien). Les colons européens reçoivent des terres pour produire du café tandis que l'immigration de travailleurs engagés asiatiques (tonkinois, indonésiens ou japonais) est encouragée pour l'exploitation minière qui se développe fortement au tournant du XXe siècle. Une dernière vague de colonisation aura lieu dans les années 1920, celles des colons dits « nordistes » car venant du Nord de la France, cette fois sur la base de la culture du coton. C'est encore un échec total.

-Les années sombres dites "des événements " de  1984 à 1988 
Avec l'élection de François Mitterrand en 1981, le FI (qui accède à la présidence du Conseil de gouvernement local en 1982 grâce à un renversement d'alliance du petit parti autonomiste et centriste FNSC) se rapproche du Parti socialiste métropolitain et les attentes indépendantistes se font plus pressantes, comme en témoignent les négociations de Nainville-les-Roches en 1983 lors desquelles le FI demande l'organisation d'un référendum d'autodétermination auquel ne participeraient que les Kanaks.

En 1984, mécontent du nouveau statut préparé par le secrétaire d'État à l'Outre-mer socialiste Georges Lemoine et de l'évolution de certains dossiers sensibles (notamment sur le plan foncier), le Front de libération national kanak socialiste (FLNKS), qui remplace le Front indépendantiste, décide de boycotter les élections territoriales, dresse des barrages sur les routes, met en place un « Gouvernement provisoire de Kanaky » présidé par Jean-Marie Tjibaou avec pour but de préparer l'« Indépendance kanake socialiste » (IKS) et chasse des éleveurs Caldoches de leurs exploitations (tout particulièrement sur la côte est, à Thio notamment). C'est le point de départ de quatre années de conflits politiques et ethniques appelées les « Évènements » (1984-1988). La mort du secrétaire général de l'Union calédonienne, et chef de l'aile radicale de ce parti, Éloi Machoro, le 12 janvier 1985, envenime la situation, les affrontements entre opposants et partisans de l'indépendance dégénérant bientôt en une véritable guerre civile, le gouvernement central décidant d'instaurer l'état d'urgence et le couvre-feu de janvier à juin 1985.

Des radicaux des deux camps forment alors des milices qui s'affrontent violemment, et les gouvernements successifs échouent à rétablir le calme, des familles de « broussards » sont attaquées et de violentes émeutes éclatent à Nouméa contre les possessions de certains leaders indépendantistes comme l'ancien député Maurice Lenormand en réaction à la mort d'un jeune Calédonien d'origine européenne de 17 ans, Yves Tual. La violence culmine en 1988 avec la prise d'otages d'Ouvéa : des indépendantistes radicaux prennent d'assaut la gendarmerie d'Ouvéa et y assassinent 4 gendarmes. Ces mêmes indépendantistes prennent également en otages les 27 autres gendarmes de l'île. Le 5 mai 1988, à quelques heures du second tour de l'élection présidentielle entre François Mitterrand et son premier ministre, Jacques Chirac, l'assaut par le GIGN, l'EPIGN, le 11e Choc et le commando Hubert de la grotte de Gossanah où les gendarmes étaient retenus en otage, baptisé « opération Victor », se solde par la mort de 19 indépendantistes et de deux militaires.
L'initiative de Michel Rocard et l'envoi d'une mission de dialogue a permis d'éviter de justesse la geurre civile pour s'ouvrir vers un avenir constructif 

Vous trouverez dans le salon des voyageurs ainsi que sur la clé USB adossée à la TV de votre chalet un documentaire inédit sur cette période : le documentaire s'intitule : " Les médiateurs du pacifique" 

-Assasinat de J-M Tjibaou : 1989 
Le 4 mai 1989, sur l'île d'Ouvéa, le président du FLNKS (indépendantiste), Jean-Marie Tjibaou, et son secrétaire-général, Yeiwéné Yeiwéné, étaient assassinés. Leur meurtrier, Djubelly Wéa, un ancien pasteur et ancien militant du FULK, reprochait aux deux hommes d'avoir signé en juin 1988 les accords de Matignon avec l'État et leurs adversaires anti-indépendantistes du RPCR.

-Signature des accords de Nouméa 



Vers 3000 ans av. J-C : premières vagues de peuplement atteignant l'Océanie.
1400 av . J-C : Tesson de poterie Lapita le plus anciennement daté
1300 av J-C - 200 ap. J-C : Période de Koné
200 ans après J-C: Période de Naïa - Ounndjo.




En 1774... James Cook découvre une grande île alors que son vaisseau, la "Resolution", se dirige vers la Nouvelle-Zélande. Il la baptise " New Caledonia " et séjourne quelque temps à Balade, côtoyant des tribus kanak.
1793 : D'Entrecasteaux mouille à Ballade
1840 : arrivée des missionnaires anglais.
1843: les premiers missionnaires catholiques s'installent à Balade.
En 1853, sous le règne de Napoléon III, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend possession de la NC. A la même époque, la découverte de richesses minières permet d'entrevoir de formidables perspectives de développement. L'extraction de minerais de cuivre, de cobalt et de nickel contribue au décollage économique de la Nouvelle-Calédonie.
Juin 1854 : Création de Port de France ( Nouméa)
1863 : Jules Garnier explore la Grande Terre et découvre la richesse minière du sous-sol. Ouverture du musée de Nouméa.
De 1864 à 1897, 22 000 condamnés sont envoyés au bagne.


1868 : Mise en place en place des réserves autochtones et création des tribus
1870 : Ouverture des premières mines d'Or dans le Nord
Octobre 1872 : Premier convoi de déportés politiques : communards et rebelles kabyles
1877 : Mise en marche de la première fonderie du Nickel
juin 1878 - juin 1879 : Grande insurrection Kanak menée par le chef Ataï dans le centre de la grande terre
1880 : Création de la société "Le Nickel"
1887 : Application du code de l'indigénat confinant les Kanak dans les réserves.
1889 : Reconstitution d'un village et exhibition d'hommes et de femmes Kanak à l'Exposition universel de Paris
1894 : Le nouveau gouverneur , Paul Feuillet, encourage la colonisation de l'intérieur de l'île par l'implantation d'agriculteurs français.
1897 : Fin de la transportation des bagnards
1898 : L'archipel est divisé en 50 districts et 333 tribus, lieux de résidence obligatoire des kanak
En 1897, le gouverneur Feillet transforme l'île en colonie d'immigration volontaire de Métropole. Plus tard, sous contrat, Indiens malabars, Tonkinois, Japonais, Chinois et Javanais arrivent pour l'exploitation minière et forestière. Encore plus tard, Polynésiens, Antillais....contribuent à la diversité ethnique du peuplement actuel du territoire.
1915 : Le premier contingent de " volontaires" kanak quitte la NC pour rejoindre les troupes françaises lors de la première mondiale.
1917 : Une révolter kanak , menée par le chef Noël, est réprimée dans le nord-est de la grande terre.
1931 : Exposition coloniale de Vincennes où des Kanak furent parqués dans le pavillon de la NC.
1938 : Création de la société d'études mélanésiennes
1942 l'archipel devient la base arrière des forces armées américaines dans le pacifique . L'arrivée des américains entraînent la première étape importante vers le modernisme
1945 : Abolition du statut de l'indigénat . Création de la société des océanistes
1953 : Création de l'Union Calédonienne ; premier mouvement politique ayant comme devise : "deux couleurs, un seul peuple"
1957 : les kanak obtiennent le droit de vote
1968 à 1972 : Le Boum du Nickel.
1975 : Festival Mélanésia 2000
1977 : Création du Rassemblement Pour La Calédonie dans la République (RPCR) autour de Jacques Lafleur
1984 : Création du Front de libération National Kanak (FLNKS) autour de J-M Tjibaou ./ Apparition du Kaneka . Début des événements.
1988 : Attaque de la grotte d'Ouvéa . Signature des accords de Matignon-Oudinot.
1989: Assassinat de J-M Tjibaou et de Yeiwéné Yeiwéné.
1998 : Signature de l'accord de Nouméa . Inauguration du centre culturel Tjibaou. Premier festival des arts mélanéiens aux îles Salomon
1999 : Mise en place du gouvernement et d'institutions autonomes.
2000 : Début des transferts de compétences de l'Etat à la NC
2005 : Inauguration du Mwâ Kâ, à Nouméa, symbolisant l'entente entre les différentes communautés
2007 : Gel du corps électoral : seules les personnes présentes sur l'île depuis 10 ans avant 1998 peuvent participer aux élections provinciales et territoriales.
2010 : Le congrès adopte 3 signes identitaires : un hymne, une devise et le graphisme des billets de banque.
2010-2012 : Poursuite des transferts de compétence et loi relative à la protection de l'emploi local (Janvier 2011)

2018 : Referendum d'auto-détermination portant sur l'accession à pleine souvereineté de la Nouvelle Calédonie ( le vote doit se tenir en novembre 2018 au plus tard) 

Pour avoir une vision approfondie de l'histoire de la Nouvelle Calédonie , voir le lien, en rouge, ci-dessous

Edité par la maison de la Nouvelle Calédonie - une lecture indispensable avant de débarquer !

Pour en savoir plus sur l'histoire de la Nouvelle Calédonie

Les trois provinces de la Nouvelle Calédonie

la carte des provinces en Nouvelle Calédonie

clic pour agrandir

le logo de la province sud en Nouvelle Calédonie

La province sud comprend les communes de :

Iles des Pins, Mont-Dore, Nouméa, Dumbéa, Païta, Boulouparis, La Foa, Moindou, Farino, Sarraméa, Bouraïl, Thio, Yaté, Poya (partie)

Chef-lieu : Nouméa

le logo de la province nord de la Nouvelle Calédonie

La province nord comprend les communes de:

Bélep, Poum, Ouégoa, Pouébo, Hienghène, Touho, Poindimié, Ponérihouen, Houaïlou, Canala, Koumac, Kaala-Gomen, Kouaoua, Voh, Koné, Pouembout, Poya (partie)

Chef-lieu : Koné

le logo de la province des îles en Nouvelle Calédonie

La province des îles Loyauté comprend les communes de :

Maré, Lifou, Ouvéa

Chef-lieu : Wé (Lifou)

La rubrique  Société, culture et institution vous apportera tous les détails sur la société et les institutions du pays

La signification du drapeau kanak

le drapeau du FLNKS  en Nouvelle Calédonie

Voici la signification des couleurs du drapeau kanak qui , en réalité lors de sa création, témoigne plutôt d'un projet de société: à ne pas confondre avec tout sectarisme politique:

" Le vert qui symbolise la terre, les ancêtres, la richesse du sol et l'espoir,
Le rouge qui symbolise le sang versé dans la lutte et l'unité du peuple,
Le bleu qui symbolise le ciel et le Pacifique environnant
Et le Soleil, sur lequel s'inscrit en noir la Case avec la flèche faîtière et son Toutoute. "

La Nouvelle Calédonie, pays de l'Océanie, parmi les 30 Etats ou territoires

la carte du pacifique sud

clic pour agrandir

Australie
Belau (Palau)
Christmas (Australie)
Cocos (Australie)
Cook (îles) (Nlle-Zélande)
Fidji (îles)
Guam (USA)
Hawaï (USA)
Kiribati
Mariannes du Nord (USA)
Marshall (îles) USA)
Micronésie USA)
Nauru
Niue (Nlle-Zélande)
Norfolk (Australie)

Nouvelle Calédonie (France - Pays d'Outre-Mer)
Nouvelle-Zélande
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Pâques (Chili)
Pitcairn (R.-U.)
Polynésie française (France)
Salomon (îles)
Samoa américaines (USA)
Samoa (occidentales)
Terres australes françaises (France)
Tokelau (Nlle-Zélande)
Tonga (îles)
Tuvalu
Vanuatu
Wallis-et-Futuna (France- Tom)

Les pays et territoires d'outre-mer (ou PTOM) 
des États membres de l'Union européenne.

Les pays et territoires d'outre-mer sont énumérés à l'annexe II du traité sur l'Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Ils sont actuellement au nombre de vingt-six :

  • dépendants de la France : la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et antarctiques françaises, Wallis-et-Futuna, Saint-Barthélemy (depuis le 1 janvier 2012) et Mayotte, qui bien que devenu DOM, n'a pas encore accès au statut de RUP ;
  • dépendants du Danemark : le Groenland ;
  • dépendants du Royaume-Uni : Anguilla, les Bermudes, les Îles Caïmans, la Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud, les îles Malouines, Montserrat, les îles Pitcairn, Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha, le Territoire britannique antarctique, le Territoire britannique de l'océan Indien, les îles Turques-et-Caïques et les îles Vierges britanniques ;
  • dépendants des Pays-Bas : Aruba, Curaçao, Saint-Martin, Bonaire, Saba et Saint-Eustache.

Les pays et territoires d'outre-mer, dont le statut a été créé dès le traité de Rome en 1957, ne font pas partie de l'Union européenne et ne sont pas membres de l'espace Schengen bien qu'ils dépendent de pays en faisant partie. Leurs habitants possèdent en général la nationalité de l'État dont le territoire dépend, à l'exception des territoires britanniques dont les citoyens ont une nationalité spécifique, la British overseas Territories citizenship (BOTC). Toutefois, les citoyens des îles Malouines ont la pleine nationalité britannique.

Le droit dérivé communautaire ne s'applique pas directement aux pays et territoires d'outre-mer, mais ils peuvent bénéficier de fonds européens de développement de la Banque centrale européenne.

Bien que la législation européenne ne s'y applique pas, leurs citoyens nationaux disposent de la citoyenneté européenne et participent aux élections des représentants de leur pays au Parlement européen. Un arrêt de la Cour européenne de justice a condamné les Pays-Bas qui n'accordaient pas le droit de vote aux élections européennes aux habitants d'Aruba .


Les pays et territoires d'outre-mer ne doivent pas être confondus avec les régions ultrapériphériques qui ont un autre statut de régions d'outre-mer des pays de l'Union européenne. Leur régime juridique est défini aux articles 198 et suivants du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Ces régions ultrapériphériques sont :
Les Açores qui constituent une région autonome portugaise ;
Les Îles Canaries qui constituent une communauté autonome espagnole ;
La Guadeloupe qui est un département d'outre-mer français ;
Saint-Martin qui est collectivité d'outre-mer française ;
La Guyane qui est un département d'outre-mer français ;
Madère qui est une région autonome portugaise ;
La Martinique qui est un département d'outre-mer français ;
La Réunion qui est un département d'outre-mer français.

Ces régions ci-dessus ne font donc pas parti des PTOM

Quant est-il du côté des Eglises en Océanie ?

Bien plus que les états et les nations, les Eglises ont évolué vers une organisation administrative beaucoup plus locale aux couleurs océaniennes : le caractère universel des Eglises entraîne sans doute une autonomie plus large en se centrant sur les particularités et fonctionnements locaux : c'était à souligner!
Catholiques et protestants des deux branches de l'Église Évangélique constituent ce qu'il est maintenant convenu d'appeler les "Églises Historiques" de Nouvelle-Calédonie, c'est à dire dont l'implantation remonte au milieu du XIXème siècle.
La religion tient une place très importante chez les océaniens - quelle que soit la position de chacun, croyant et incroyant ( à respecter), elle est établie comme un fait sociologique, socio-culturel et historique très important . Cette aspect tranche avec les logiques métropolitaines ou franco-françaises où le lien à la religion est souvent une polémique pour des raisons historiques propres à la France

  • L'Eglise Catholique :

La Fédération des Conférences Episcopales d'Océanie (FCBCO) regroupe les quatre Conférences Episcopales catholiques d'Océanie :
CEPAC (17 diocèses dont la Nouvelle Calédonie), Nouvelle-Zélande (6 diocèses), Papouasie-Nouvelle-Guinée/Salomon (22 diocèses) et Australie (32 diocèses), soit environ 6 millions de catholiques
L'archidiocèse de Nouméa de Nouméa: Son archevêque est Mgr Michel-Marie Calvet

Les célébrations religieuses témoignent de la foi à travers une expression culturelle très enracinée dans la vie coutumière locale

Les diocèses de la CEPAC sont répartis en trois régions :
Centrale:[Samoa - Apia - Pago-Pago, Rarotonga, Suva, Tonga, Tokelau, Tuvalu
Nord- Micronésie :Agana, Carolines, Marshall, Chalan-Kanoa, Tarawa-Nauru
Francophone :Nouméa, Papeete, Port-Vila, Taiohae, Wallis-Futuna

  • Les Eglises protestantes

Il s'agit principalement de protestants de tradition britannique (London Missionary Society) repris dans une tradition française calviniste (Missions Évangéliques de Paris) formant trois groupes principaux
l' Église Évangélique Autonome en Nouvelle-Calédonie et aux Îles Loyauté ", dite encore " Église Évangélique ", comptant ses fidèles principalement en milieu mélanésien (25.000 membres ?) est la branche principale
l' Église Évangélique Libre ",
la Paroisse Tahitienne protestante

La Conférence des Églises du Pacifique (PCC) est l'Organisation Œcuménique Régional (REO) représentant les églises chrétiennes à tous les niveaux dans la région de Pacifique. Elle cherche l'unité de l'église sur les thèmes de la justice, de la paix et de l'intégrité de la création, des initiatives sur la capacité constructive, et de la solidarité avec ses membres pendant les temps des catastrophes naturelles et bouleversements sociaux internes.
Elle a été fondée en 1961 après que la première réunion eut été tenue au Collège Théologique de Malua à Samoa. On compte aujourd'hui 28 églises membres et 11 Conseil National des Églises (NCC)[réf. nécessaire]. Le bureau de la Conférence des Églises du Pacifique est basé à Suva, Fiji.