les langues du pays

Les langues pratiquées sur le territoire

La langue officielle est le français. Il y a certes  "un partlé calédonien" correspondant parfois à plus qu'un accent ; certaines expressions sont typiquement caldoches . 

Les langues vernaculaires : il existe également 28 langues locales (qui sont des langues austronésiennes - aucune langue ne comprend une autre ! ) dont quatre disposent d'un enseignement optionnel dans le secondaire, sont disponibles au baccalauréat et sont enseignées à l'Université de la Nouvelle-Calédonie : deux sur la Grande Terre (le paicî, dans la région de Poindimié et de Koné-Pouembout, et l'ajië, dans la région de Houailou), et deux dans les îles Loyauté (le nengone, dans l'île de Maré, et le drehu, dans l'île de Lifou). 

En 2013, quatre autres sont aussi présentes en option dans certains collèges : le xârâcùù de la région de Canala et Thio sur la côte Est de la Grande Terre (dans deux collèges privés à Thio et Houaïlou et deux collèges publics à Canala et La Foa), l'iaai d'Ouvéa (dans les deux collèges de l'île, dont un privé et un public), le drubéa(originairement parlé dans le Grand Nouméa et à Yaté, enseigné au collège public de Yaté) et le fwâi de Hienghène (au collège public de cette commune). Il y avait en 2013 2 741 collégiens et 406 lycéens suivant un enseignement en langues kanak, contre respectivement 2 359 et 655 en 20054.

La défense, la promotion et les évolutions de ces langues kanak sont gérées par une Académie des langues kanak, créée en 2007 pour appliquer une des dispositions de l'accord de Nouméa. En 2014, 68 345 personnes de 14 ans ou plus (70 428 en 2009) ont déclaré parler ou comprendre au moins une langue kanak, les plus parlées étant le drehu (15 949), le nengone (8 940), le paicî (6 866), le xârâcùù (5 287), l'ajië (5 019) et l'iaai (3 821). Les moins parlées étaient le sîchë (20 personnes, à Bourail et Moindou), le pwapwâ de Voh(79), le neku (86, à Bourail et Moindou), l'arhâ de Poya (135) et le pije de Hienghène (160). Il existe également un créole à base lexicale française, le tayo, uniquement parlé dans la tribu de Saint-Louis au Mont-Dore par quelque 1 033 locuteurs4.

Les langues d'immigration : Les autres langues parlées par les communautés vivant dans l'archipel sont le wallisien, le futunien, le tahitien, le vietnamien, le javanais et le bichelamar (Ni-Vanuatu), et dans une moindre mesure le mandarin, le cantonais, le japonais et l'anglais.

Un dictionnaire local ! 


Il existe une myriade d'expressions  typiquement calédoniennes utilisées par vmles kanaks et kles caldoches - 

Par exemple ci-dessous  ( à titre indicatif parmi des centaines d'autres expressions )

-Aller baigner : Non ce n’est pas une faute de français, c’est juste 
l’abréviation de la forme verbale « aller se baigner » ou encore « 
aller se doucher ».
« On va baigner à la mer? » = Si nous allions nous baigner à la mer?
«Chh va baigner» est utilisé pour envoyer quelqu'un voir ailleurs si 
on y est.

Aouh : Souvent utilisé avec pardon : « aouh pardon madame pas fait 
esspré » Interjection venant appuyer le fait que l’on s'excuse ; 
utilisé à bon escient, avec la bonne intonation, peut aider à 
provoquer un sentiment de pitié qui aidera à pardonner le fait que 
vous avez lancer un taille-crayon en plein dans l’omoplate de votre 
institutrice. Ne surtout pas utiliser en France car on risque de vous 
regarder bizarrement!

astiquer quelqu’un : Taper, rouer de coups une personne pour de vrai. 
En aucun cas il ne s’agit d’une lubrification ou d’une pratique 
sexuelle onanistique, alors surtout évitez-le si vous sortez en 
société française, on risque de vous prendre pour un(e) pervers(e) 
sexuel(le) ou ruiner vos chances professionnelles hors territoire.
« Astique sa gueule ! » = Mais tape-le


Il est ban, il est bon, ilébon : Manière typiquement calédonienne de 
demander à son prochain comment il se porte, s’il va bien, ainsi que 
sa famille, ses chats, ses chiens, ses amis, son bateau, son travail 
etc ; en fait de s’enquérir de nouvelles, qu’elles fussent bonnes ou 
mauvaises. Mais que de mots et de salive bien économisés grâce à ces 
trois mots, parfois transformés en un seul et unique « ilébon » 
guilleret! Seul le Zor habitué comprendra cette question tout à fait 
innocente qui n’est pas du tout le masculin de celle-ci plus 
vulgaire, et typiquement française il va de soi : « elle est bonne ? »

Aalonkulé : Expression courante loin d’être insultante, enfin bien 
sûr et vous le comprendrez par la suite, dont le sens dépend 
énormément de l’intonation avec laquelle elle est utilisée. Il est 
plutôt conseillé de ne pas trop en abuser en Métropole. (Voir aussi 
Lenkulé ; Onkulé)

Baptiste: "Baptist'!" Interjection dans la même veine que Alice, 
histoire de varier, de prouver que nous préférons la nouveauté aux 
choses trop figées, trop institutionalisées.
Variante: "Baptistine!"

Kayafu, caillafou : A ne pas confondre avec « bétail ». Y aller de 
manière caillafou ne veut pas dire de manière brutale, mais plutôt 
irréfléchie, en improvisant au moment opportun, ou pas. C’est là 
toute la philosophie du caillafou. « Ne pas confondre bétail et 
caillafou » pourrait être le pendant calédonien du « ne pas confondre 
vitesse et précipitation » zor.


Pour se perfectionner .... !

Quelques règles sémantiques spécifiques et officielles 

  • Les termes sénat (coutumier), gouvernement ( de la Nouvelle Calédonie) et congrès ( de la Nouvelle Calédonie ) s'écrivent avec une minuscule, contrairement au Sénat , Gouvernement et Congrès de la République conformément à l'orthographe de l'Accord de Nouméa de 1998 et de la loi organique de 1999
  • L'orthographe  des noms des aires coutumièresz est celle retenue par la loi organique de 1999 : Hoot Ma Whaap, Paicî-Cémuhi, Ajïe Aro, Xârâcuù, Drubea-Kapumë, Nengone, Drehu, Iaaï 
  • Accord de Nouméa ou Accords Matignon-Oudinot sont écrits avec un A majuscule contrairement à un accord non spécifié écrit avec une minuscule.  La Grande Terre  = avec des majuscules et sans tiret.